Intro
LA MARCHE (EST HAUTE) Commissaire : Eric Mattson. Production : Eric Mattson, MINUTE
     




 

Printemps / Spring 2015, ERIC MATTSON présente / Presents



Des interventions dans l'espace public par 9 artistes montréalais. Avec ou SANS public.

La Marche (est haute) présente, entre avril et juin 2015, dix interventions numériques, sonores et artistiques en milieu urbain avec comme dénominateur commun des déplacements à vitesse lente (marcher) ou à vitesse variable. Ce projet comprend aussi une documentation numérique pour l'internet et une production d'artefacts pour une exposition-rencontre à l'automne 2015.
La Marche (est haute) est réalisée par des artistes médiatiques, visuels et sonores qui soumettent à notre regard et à notre ouïe une approche singulière et personnelle de Montréal.

Raymond Gervais
Douglas Scholes
Rober Racine
Marc-Alexandre Reinhardt
Andra McCartney
Patrick Beaulieu
Nicolas Dion
Daniel Canty
Daniel Olson
Éric Letourneau

Commissaire / curator : Eric Mattson.
Production : Eric Mattson, Productions MINUTE,
Réalisation grâce au Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts du Québec

Prenez note que toutes les actions vous seront présentées et expliquées mais que bon nombre d'entre elles seront réalisées SANS aucun public. Ceci afin de mettre l'emphase sur la recherche et non le spectacle. La marche (est haute) est un laboratoire. Nous suivrons donc leurs quêtes à travers l'internet d'autres modes de présentation... À suivre...

La marche (est haute) between April and June 2015 introduces ten digital, sound and artistic interventions in urban areas with the common denominator to travel at slow speed (walking) or variable speed. This project also includes a digital documentation for the internet and production of artifacts for an exhibition-meeting in the fall 2015.
Please notice all actions will be noticed and explained here even if some of them (most of them?) will happen with NO audiences. This series of events is made for the artists in a search of new ways of wal;king. It is at first a laboratory. We will follow their investigations and searches thru the internet and other digital medias...

raymond

marche1

Raymond écrit : J'habite l'arrondissement Parc Extension/Villeray. Mon projet de marche se situe à proximité. C'est un trajet que j'ai fait souvent. Rien de spectaculaire mais toujours intéressant à mes yeux. La magie du quotidien dans un environnement un peu en marge au début (bien que le parc soit très connu). Le départ aura lieu rue Mozart/coin Saint-Laurent. Puis vers l'ouest jusqu'à la rue Marconi et vers le nord jusqu'au parc Jarry (traversant la rue Jean-Talon et rejoignant ainsi la rue Mile End, parallèle à Marconi). Puis l'exploration du parc comme tel et le retour au point de départ, via Marconi. Il n'y a que le parcours de planifié d'avance et rien d'autre. Il ne s'agit pas d'une performance ici mais d'une simple marche dans la ville. J'accepte ce qui se présente, se donne à voir, à entendre, en cours de promenade.


scholes marche2

Wanderings of a Rubbish Picker - A walk - une marche - to clean up the streets (pick up litter and rubbish) from St-Henri through Montreal's former financial district in the Old Port along rue St-Jacques to the Complexe Desjardins on boul. René Lévesque.The walk will start at 83, rue Ste-Marguerite at 2:00 pm on May 15.


Wanderings of a Rubbish Picker - Une marche pour ramasser les déchets et les ordures qui commence à St-Henri pour ensuite traverser l'ancien quartier financier de Montréal jusqu'au Vieux-Port, le long de la rue St-Jacques, pour ensuite se rendre au Complexe Desjardins sur le boul. René Lévesque.
La marche débutera à cette adresse : 83, rue Ste-Marguerite à 14h00 le 15 mai.



racine marche 3

Rober Racine fera sa marche le 20 mai 2015. Ce sera la marche de ses années d'enfance, de la naissance à 6 ans. Rober Racine will walk May 20th. It will be a walk dedicated to his early days, from birth to 6 years old.
Rober Racine écrit le 19 mai 2015 :
"Voici les noms de rues que j'emprunterai pour la marche de demain. Je partirai vers 14h00 devant l'hôpital sainte Jeanne-d'Arc (3550 saint-Urbain) et remonterai plusieurs rues dont les noms possèdent des noms de notes musicales jusqu'au 4507 rue Bordeaux (coin Mont-Royal). Départ : 3550 Saint-Urbain, puis Milton, Clark, Saint-Cuthbert, Boul Saint-Laurent, Napoléon, Saint-Dominique, Duluth jusqu'à l'avenue du ParcLafontaine. On traverse le parc jusqu'à Calixa- Lavallée. Calixa Lavallée devient, direction nord, De Lanaudière, Marie-Anne, Fabre, Latreille, Marquette, Simard jusqu'au parc des Compagnons de Saint-Laurent que l'on traverse et on arrive rue Bordeaux, on marche en direction nord sur Bordeaux jusqu'au 4507. La marche s'arrêtera là."



mar marche04
Lieu : Oratoire Saint-Joseph . Montréal
La performance commencera en haut des escaliers, au dernier palier, et procédera vers le bas


La marche est haute.
Très haute.
Trop haute.

Pas d’élévation sans démarche.
Monter va de soi.
Pas d’au-delà sans dérive en deçà.
La marche (est haute).

L’Oratoire Saint-Joseph est très haut.
Vu d’en bas.

L’oratoire tient une collection de cannes.
Des cannes de toutes les dimensions, certaines vétustes d’autres modernes.
Elles ont en commun d’avoir été abandonnées sous l’effet de la hauteur.
Une prothèse contre une autre.

Monter pour mieux descendre.
Descendre pour mieux monter.
Transpiration.

L’expulsion du paradis, c’est Dieu envoyant promener des êtres nus.
Des êtres humains.
Nus chutant des escaliers.
Cela fait du bruit, chuter.

Gestes :

1) Monter (et descendre) les marches de l’Oratoire Saint-Joseph le nombre de fois qu’il y a de marches en ordre décroissant.
2) Enregistrer les déplacements répétés à l’aide de microphones fixés à mon corps.
3) Composer une pièce (une « fugue » ?) à partir des séquences rythmiques enregistrées lors de la montée à rebours.
4) Diffuser la composition à partir d’une série de haut-parleurs disposés à différentes hauteurs dans un espace.

Mouvements :

LE HAUT
1) 84 marches
2) 94 marches

LE BAS
1) 14 marches
2) 35 marches
3) 29 marches
4) 25 marches

video
andra marche05
Location: Outremont Park (corner of St. Viateur and Avenue Outremont) DM1

I will be leading a public soundwalk through the neighbourhood that I live in (Outremont) and moving north towards Park Extension. My friend and collaborator, soundwalk artist Andra McCartney,lives in the neighbourhood and I have walked there many times from my home, taking many different routes.The title alludes to an earlier project by Andra McCartney, Soundwalk to home (1999), which explores themes of sonic belonging and migration through repetitive walks in home neighbourhoods. We use soundwalks as a way to experience and become familiar with the sounding environments of Montreal’s neighbourhoods. Our approach involves repeated walks through an area while engaging with various ways of listening—evocative, political, historical, to name a few. For me, this walk is a chance to consider my ongoing relationship with Outremont and Park Extension, how the walk has changed through the passage of time and why it remains so important to my sounding practice and everyday life.


pb2 marche06

Avec la participation de Mauricio Chavez et la collaboration du Département de génie du bâtiment et des génies civil et de l'environnement de l'Université Concordia.

Patrick Beaulieu nous entraîne dans une déambulation qui débute aux limites de la rive du fleuve au sud ouest de Montréal, à l'embouchure du Canal Lachine, et qui emprunte ensuite les corridors de vents dominants jusqu'au centre-ville. Cette marche est planifiée par rapport aux statistiques de circulation des vents dominants qui pénètre majoritairement dans la ville en juin par le sud ouest de l'île. Elle se termine par une visite au Wind Tunnel ( la soufflerie) du laboratoire d'aérodynamique des bâtiments du Département de génie du bâtiment et des génies civil et de l'environnement de l'Université Concordia.
Date : le 11 juin 2015. Durée : 4h30


Depuis une douzaine d'années, le travail de Patrick Beaulieu s'est forgé autour de la réalisation de trajectoires performatives à travers l'Amérique du Nord, L'Europe et l'Asie. Faisant appel à la collaboration d'auteurs, philosophes, architectes paysagistes, conteurs, historiens et ingénieurs, il s'abandonne avec eux à la découverte de phénomènes, de forces qui les dépassent. L'Échelle de Beaufort – La Marche du Vent s'inscrit dans la continuité du projet Ventury : une odyssée transfrontières à la poursuite des vents d'Amérique réalisé en 2010 à travers les États-Unis avec l'architecte paysagiste Alexis Pernet et les auteurs Daniel Canty et Dauphin Vincent.

Mauricio Chavez, PhD, est ingénieur au Département de génie du bâtiment et des génies civil et de l'environnement de l'Université Concordia de Montréal. Il est spécialiste en simulation numérique appliquée à la mécanique des fluides et la modélisation de l'écoulement de l'air et de la ventilation.

Patrick Beaulieu remercie pour leur soutien, M. Mauricio Chavez et le professeur M. Theodore Stathopoulos, PhD, du Département de génie du bâtiment et des génies civil et de l'environnement de l'Université Concordia de Montréal.


mapb1

 

ND 1 marche07

Tortue 2 est la suite du travail amorcé en 2014 lors de la série Les Voisins. une performance sonore déambulatoire en relation avec l'environnement sonore près de chez moi.

Direction : Nicolas DIon Buteau, artiste sonore relativement lent.

Rendez-vous dimanche matin le 14 juin à 9:00du matin au Bassin Peel, du côté de la rue de la Commune (située tout au sud de la rue Peel, après le passage de chemin de fer). Je serai sur le Bassin Peel pour les trente premières minutes de la marche soit de 4:00 AM à 4:30 AM. Notez que la marche ne débute pas du côté sud du canal Lachine là où sont les silos d'élévateurs à grains, mais bien du côté nord, là où un long terrain vacant s'étend dans le Bassin Peel. La suite de la marche va lentement vers le nord-est, donc vers le site du Vieux Port de Montréal.

nic1

nic2


canty marche08

Durée : 5 à 7 Heures environ (avec des pauses parlées) / Duration : 5 to 7 hours with some talks-breaks
LIEU : De l'Hippodrome Blue Bonnet à l'Île Sainte-Hélène / From Blue Bonnet to Ste Helen Island.

La marche est le double vécu de l'écriture. Ce prochain samedi 20 juin, de 10h00 au temps qu'il faudra, je me lancerai dans un parcours en personne et en pensée de l'ancien hippodrome Blue Bonnet jusqu'à l'Île Sainte-Hélène, où je rejoindrai le site de l'ancien Pavillon de l'insolite.
Dans les années quatre-vingt, le Pavillon de l'insolite, rescapé du futur antérieur de l'Expo 67, abritait une exposition permanente sur les phénomènes paranormaux. Sa pièce maîtresse était la dépouille d'un extra-terrestre à tête d'ampoule. Celle-ci reposait, rejetée de quelque expérience secrète, dans un cercueil de verre, au pied d'une projection en boucle de la scène d'atterrissage de Rencontres du troisième type. Dans un rêve qui me revenait, je me penchais vers le visiteur pour sonder son regard noir. Il clignait une fois des yeux, relevait le couvercle et nous partions ensemble marcher, silencieux, côte-à-côte, cheminant seuls dans un monde dépeuplé, remontant par les bretelles abandonnées d'autoroute, jusqu'à ma maison natale, où plus personne n'attendait. C'était le début d'une vie nouvelle, à chercher la sortie du monde.
Une ville s'invente en marchant. Le parcours sera jalonné d'une douzaine de stations, comme autant d'arrêts sur image, où je vous convierai dans l'intimité de ma démarche d'écriture : j'exposerai, à travers des récits de rêve, des anecdotes et de brèves lectures, la cartographie d'une ville d'auto-science-fiction vécue. Je réaliserai également une série de photographies noir et blanc. Ces matières serviront à la confection d'une carte géopoétique, écriture et dessin d'une pensée en mouvement, archivant cette version parallèle de la montréalité – une invitation à nous rejoindre à l'envers du monde, où nous croyions cheminer seuls.

Le Pavillon de l'insolite est une marche d'une durée d'environ sept heures. Elle peut accueillir une douzaine de marcheurs. Prière de se munir d'un éventuel sandwich, d'un peu d'eau et d'une FLEUR.

The time it takes, I will launch a walk from of the former Blue Bonnet Racetrack Island to Saint Helen Island, I will join the site of former Pavilion of the unusual.
In the eighties, the Pavilion of unusual, survivor of the Future Expo 67, housed a permanent exhibit on the paranormal. Its centerpiece was the remains of an alien with bulb head. It was based, rejected some secret experiment in a glass coffin at the foot of a projection loop of the scene of Close Encounters landing. In a dream that came to me, I leaned toward the visitor to probe his glare. He blinked his eyes once fell within the cover and we went together to walk silently side by side, walking alone in a world depopulated up by braces abandoned highway until my childhood home, where no one only waiting. It was the beginning of a new life, to seek out the world.
A city invents walking. The route will be dotted with a dozen stations, as so many stills, where I will invite walkers in the privacy of my writing process: I will explain, through dream stories, anecdotes and brief readings, mapping a city self-lived science fiction. I also will realize a series of black and white photographs. These materials will be used for the making of a geopoetic map, writing and drawing a thought in motion, archiving this parallel version of Montreal - an invitation to join us at the back of the world, when we believed to walk alone.
Please take out a possible sandwich, some water and a FLOWER.

 

marche09

Une marche pour 2

Hier, sur le repertoire historique des toponymes montréalais, j'ai découvert l'existence d'une avenue Éric.

Selon le site de la Ville de Montréal, la date de désignation de l'avenue Éric est «avant le 12 février 1974».
«Les recherches actuelles n'ont pu permettre de retracer l'origine de ce no ».

Je propose qu'on fasse une réclamation « conceptuelle » en l'honneur du commissaire de cette série.
J'ai l'idée de nous y rendre ensemble pour bâtir une documentation pour étayer cette revendication.
J'envisage la production d'un document, faisant témoignage de cette revendication.

L1 marche10

Avec une vieille husky de Sibérie, je monte la fin de la Côte Vertu.
Là où se trouvent les bureaux de la Lockheed Martin.

Note : À deux pas et quelques bonds de l’aérogare d’Air Inuit.

La chienne et moi orientons notre marche vers le point d’entrée des USA.
Et notre regard ailleurs.

Note : La douane est depuis longtemps enclavé à même l’immeuble de l’aéroport.

Nous montons la Côte Vertu sur un terrain plat.
L’Husky et moi montons jusqu’au début des pistes de l’aéroport.
Vers le point d’entrée.
Sans jamais l’atteindre.
La chienne, très âgée, se déplace difficilement.
Mais elle aime toujours marcher.
Elle tente parfois de gambader autour de moi.
Jusqu’à la clôture et ses barbelés.



 

Les Productions MINUTE



Archives Eric Mattson

 

facebook